Provinces non-unies. Notes.

 

Hourvari dans l’atelier

Étant de passage à La Haye, capitale administrative d’un pays jadis connu sous le vocable de « Provinces Unies », je fis un saut chez un coiffeur nigérian dans l’espèce de Little Morocco qui fait face à la gare ferroviaire Hollandspoor. Quand j’entrais dans l’échoppe, elle était remplie de clameurs. Le coiffeur n’était pas sur place, et tout ce bruit n’était produit que par trois personnes, deux femmes et un homme. Mais ils étaient tellement agités qu’avant de les avoir vus, on avait d’abord l’impression que la boutique renfermait une foule au bord de l’hystérie. Comme il s’agissait de Nigérians, et étant donné mes idées sur cette nationalité, je ne cherchai pas à détecter les causes du tumulte (les Nigérians, n’est-ce pas, étant naturellement abonnés à ces attitudes échevelées) et m’enquis simplement du coiffeur. On me dit qu’il n’était pas loin, qu’on allait l’appeler. Je décidai de l’attendre en planchant sur un travail de traduction et m’isolai mentalement du hourvari ambiant. Le coiffeur arriva bientôt mais il était tout aussi agité que les autres. Il me salua certes avec tous les égards mais il se trouvait par ailleurs au diapason de ses compères, tressautant d’un bout de l’atelier à l’autre comme une boule de pétanque. Comme j’étais son client, il s’adressa à moi et je me rendis compte, non sans alarme, qu’il me prenait à témoin, et que j’allais être contraint de m’intéresser à leurs histoires. Mais en fait, il ne s’agissait pas d’affaires nigérianes comme je le subodorais. Il apparut – je l’avais vaguement lu la veille dans un fil Internet mais l’avais oublié aussitôt complètement – qu’il y avait eu de nouveaux « pogroms » xénophobes en Afrique du Sud. Plus tard, je lirai que ces violences auraient fait cinq morts, bilan officiel, mais à entendre les gens dans l’atelier, il y avait eu des centaines de victimes martyrisées et massacrés dans les conditions les plus atroces, un bain de sang. Le coiffeur, m’inondant de postillons, décrivit des scènes dantesques de femmes enceintes brûlées vives, de commerces mis à sac de fond en comble. Mystérieusement, il n’arrêtait pas de faire allusion aussi à l’école et aux diplômes. Je ne compris pourquoi qu’après avoir réussi à placer une ou deux questions dans son torrent d’invectives à l’endroit des Sud-Africains (comme quoi s’il avait eu un ami Sud-Africain, ç’aurait été la fin de leur amitié ; que l’on devait couper l’Afrique du Sud du monde en interdisant aux compagnies aériennes de desservir ses aéroports). Apparemment, là d’où il venait (chez un autre coiffeur africain du quartier) il y avait le même sujet brûlant sur le tapis, et il avait été question de foules nigérianes qui, à Lagos, avaient attaqué et pillé un grand magasin Shoprite (un groupe sud-africain) en représailles aux exactions de Johannesburg et Pretoria. Quelqu’un avait osé réprouver cette action en assurant que les vandales lagossiens étaient tous des « illettrés » (le grand préjugé « culturel » africain, c’est celui contre les « analphabètes » comme on dit en zone francophone), ce qui avait transformé mon coiffeur en furie – lui-même n’ayant pas de diplômes, comme je l’appris entre deux vitupérations. Je l’apaisai quelque peu en lui disant que bien qu’il ne fallait sans doute pas piller ce magasin, je comprenais que cela se soit produit et que, dans tous les cas, cela enverrait un message au gouvernement sud-africain qui ne faisait pas grand-chose pour protéger les biens et la vie des immigrés.  Il était évident, aussi, que le thème dominant de la rage ambiante était ce qu’un langage plus intello appelle « l’afrophobie », c’est-à-dire l’idée que la xénophobie sud-africaine viserait uniquement les immigrés africains. Dans l’atelier, personne n’usait de ce néologisme, mais l’idée était clairement là, car on évoquait pêle-mêle Nigérians, Somaliens, Congolais, et autres originaires du continent, tous unis comme victimes des atrocités, et certains, heureusement, sachant se défendre (m’assura-t-on). Le leitmotiv, clamé par tous réunis, était, « aucun Africain n’est un étranger en Afrique » et « Comment des Africains osent-ils s’attaquer à leurs frères ? ». Outrage et trahison. Mon coiffeur compara avec douleur cette forfaiture à la manière dont « ici », aux Pays-Bas, les locaux ne lui en veulent pas d’avoir un atelier à La Haye, ni aux Marocains d’avoir autant de boulangeries et pâtisseries à Hollandspoor – cela, en dépit du fait qu’il s’agissait pourtant d’Européens, de Blancs. (Comme beaucoup d’immigrés qui s’activent au charbon, il ne prête nulle attention aux tentatives de certains politiciens locaux de réveiller la bête xénophobe en Europe et ne se formalise pas des noyades en Méditerranée). Cela dit, il était furieux contre l’Occident pour une toute autre raison. Pourquoi, me demanda-t-il, « CNN » ne couvrait-elle pas les atrocités. Il n’en serait pas de même, soutint-il, si ç’avait été des Blancs qui s’étaient fait massacrés (ce qui me parut effectivement exact). Et d’ailleurs – cette réflexion l’avait mis sur une nouvelle piste – pourquoi les émeutiers sanguinaires de Johannesburg et Pretoria ne s’en prenaient-ils pas aux Blancs ? Pourquoi seulement aux Africains ? Leur véritable problème n’était-il pas avec les Blancs ? Au contraire, les Africains qui venaient travailler en Afrique du Sud n’étaient-ils pas ceux sur qui ils pouvaient compter pour apprendre à travailler et à gagner de l’argent au lieu d’être ivres à 10h du matin ? (Si les Sud-africains ont des préjugés anti-immigrés, les immigrés ont, eux aussi, des préjugés à l’encontre des locaux, préjugés non totalement infondés puisque l’alcoolisme est bien un fléau dans le pays, pour des raisons qu’on peut d’ailleurs deviner).

Xénophobie : what’s in a word

Par coïncidence, je venais juste de rentrer de Johannesburg où j’avais participé à un colloque sur… la violence. Audit colloque, une paire de chercheurs – un Sud-africain d’origine congolaise et un Sud-africain blanc – avaient présenté un papier sur la violence dite xénophobe, qu’ils avaient mise en contexte avec beaucoup de compétence mais sans trop fouiller dans ses causalités. Deux choses, notamment, ressortirent de leur exposé : d’abord, il fallait rejeter le concept d’afrophobie. Les violences dites xénophobes, nous apprirent-ils, visent toutes sortes d’immigrés ou perçus tels, non seulement ceux originaires du continent, mais aussi ceux « en provenance » d’Asie (je mets les guillemets parce que cette « provenance » est fausse, puisque la plupart de ces Asiatiques sont en fait nés et ont grandi en Afrique du Sud, même si certains d’entre eux sont effectivement originaires d’Asie australe ou y ont des attaches) et parfois des Sud-africains noirs en provenance d’autres parties du pays (mais ils reconnurent que la majorité de ceux visés dans ces violences étaient bien des étrangers africains) ; ensuite, l’essentiel du problème serait dû la mauvaise gouvernance, en particulier la corruption et la démagogie du parti au pouvoir. Je me souviendrai de ce propos lorsque, le lendemain, nous fîmes un tour de Soweto, qui fut, en somme, une sorte de leçon de chose sur les faillites de cette gouvernance. La ville – car Soweto est en réalité une ville ou même plutôt un ensemble de petites villes – est un microcosme social de la communauté « africaine » (noire) locale. Par où nous étions arrivés, il y avait un quartier (relativement) huppé abritant la classe aisée dans des résidences parfois somptueuses et toujours plaisantes, ceintes d’un mur bas, parfois même sans mur (le guide attira notre attention sur ce détail surprenant en effet au vu de l’insécurité massive qui oblige les gens, dans les autres quartiers riches, à s’abriter derrière de hauts murs et des barbelés électrifiés) ; et en contrebas, séparés de ce plateau de bonne bourgeoisie par une ravine où s’accumulent des immondices, deux quartiers côte à côté, nettement divisés par une grand’ rue : à gauche, les maisons modestes mais proprettes d’une classe besogneuse mais vivant à peu près décemment, et à droite, les masures d’une classe miséreuse, accotées à un gigantesque dépôt d’ordures. Ce microcosme aux contrastes grotesques est le résultat des politiques de logement de l’ANC. Soweto, sous l’Apartheid, n’était qu’un immense bidonville sans adduction d’eau, sans services de voirie, sans électricité, un « dump » comme dirait l’anglais, un entassement de travailleurs taillables et corvéables ; l’ANC a réussi à le transformer en cet endroit où tous ces services existent aujourd’hui, mais pour ainsi dire en dégradé : certains (une minorité) y ont pleinement accès, d’autres partiellement, et d’autres pas du tout. Les habitations des couches plus défavorisées sont également issues de la politique d’hébergement social de l’ANC, mais la mise en œuvre de cette politique baigne dans la corruption et la magouille, si bien que des individus qui n’ont légalement pas droit à cet hébergement – en particulier des étrangers – y ont tout de même accès. Lors des « crises » xénophobes, les « locaux » s’attaquent aux habitations de ces « étrangers » (catégorie d’ailleurs diffuse et comprenant parfois des Sud-africains). On peut donc effectivement voir là, à l’œuvre, les effets de la mauvaise gouvernance en lien avec la corruption et de la démagogie.

Willie-Bester

Pis, l’ANC, en particulier sous Zuma, a utilisé en sous-main la xénophobie pour canaliser la colère de la population locale vers une cible facile et vulnérable. Il existe à cet égard une culture faisandée à travers toute la communauté noire sud-africaine, culture qui n’est certes pas une création de l’ANC, mais que l’ANC n’a pas combattu (de façon plus précise, puisque l’ANC est en fait un conglomérat de factions, certaines factions ont encouragé cette culture, autant par sentiment que par calcul politique ; et d’autres ne l’ont pas combattue, soit par indifférence, soit par paresse). C’est une culture de la « préférence nationale », certes pas universelle, mais si prégnante que je la dirais hégémonique, même si on en saurait plus en faisant une véritable étude systématique de la question (étude qui n’a jamais été faite à ma connaissance). J’avais constaté son ubiquité lorsque j’ai vécu un an dans le pays en 2016. En arrivant, cette fois-ci, le taxi qui m’avait récupéré à Oliver Tambo dut prendre un itinéraire inhabituel pour m’amener à mon hôtel qui ne se trouvait pas loin de l’université du Witwatersand, parce qu’un pont était fermé pour réparation. Nous passâmes par une zone de l’ancien Central Business District qui, m’informa-t-il, venait récemment d’être « nettoyée » par la police car elle était occupée par tout un tas d’étrangers qui y écoulaient là des marchandises illicites. La manière dont il présentait la chose me fit un peu froid au cœur. Pas ouvertement xénophobe, dans le sens où il ne tenait pas un discours de haine – mais présentant tout de même « les étrangers » comme « un problème » dont le gouvernement devait s’occuper. Plus tard, les panélistes du colloque évoqueront ce même événement et nous apprendront à quel point il fut accompagné d’abus, y compris de vol de biens des immigrés par la police et autres injustices.

Mais justement, les panélistes ne parlèrent de la xénophobie que sous l’angle de la violence physique, donc la xénophobie des pauvres, celle des besogneux et des miséreux qui ne savent agir qu’avec leurs armes quelque peu frustes. Ils ont ainsi fait l’impasse sur la nature générale du phénomène, et donc sur ses causes profondes qui sont évidemment plus complexes que la mauvaise gouvernance de l’ANC. Quand je vivais en Afrique du Sud en 2016, je n’ai jamais ressenti de l’hostilité de la part des gens des classes populaires, même lorsqu’ils se rendaient compte que j’étais un étranger (ainsi, ce taximan évoqué plus haut, qui savait bien que je n’étais pas sud-africain, mais qui ne m’assimilait pas aux « pouilleux » pourchassés par la police). On n’appartenait pas au même monde, je n’étais pas, à leurs yeux, un « concurrent », quelqu’un avec qui se bagarrer pour les mêmes miettes. En revanche, je ressentais une hostilité plus subtile, plus insidieuse, de la part de mes collègues noirs – moins d’ailleurs à mon égard personnel (car ils se rendaient vaguement compte que je ne comptais pas faire mon trou dans le pays) qu’à celui de collègues zimbabwéens dont l’ambition évidente était de vivre et travailler en Afrique du Sud.

Soit dit en passant, il y a, de ce point de vue, un curieux malentendu. Je fus témoin une fois, à cette époque, d’une conversation tendue dans laquelle étaient impliqués deux collègues zimbabwéens et un Sud-africain. Les Zimbabwéens demandaient au Sud-africain raison de l’égoïsme contre-productif avec lequel ses compatriotes entendaient se barricader sur ce qui leur apparaissait comme leur magot, alors que l’apport des étrangers était, objectivement, un enrichissement, non une ponction. Le Sud-africain, complètement sourd à leur argumentaire, leur expliqua qu’il était naturel que les Noirs d’Afrique du Sud, ayant souffert comme ils avaient souffert sous l’Apartheid, aient les primeurs et l’exclusivité des bienfaits de la liberté. Or, de leur côté, les ressortissants des autres pays d’Afrique noire ne peuvent absolument pas comprendre un tel raisonnement, car ils ont conscience d’avoir passionnément soutenu la lutte des Noirs d’Afrique du Sud pour cette même liberté – et certains, en particulier les originaires des pays dits de « la ligne de front », tel que le Zimbabwe justement, y ont versé leur sang et leur argent.

Les armes xénophobes des couches aisées sont de nature administrative, et elles ne visent d’ailleurs pas que les Africains. Elles sont aussi bien utilisées à l’encontre des Européens, par exemple, qui voudraient faire vie et carrière dans le pays, et qui se voient opposer une mauvaise volonté sourde et manipulatrice dans les sphères administratives – au moins tant qu’il s’agit de la fonction publique, comme l’université par exemple.

Cette double xénophobie est donc le résultat des pathologies sociales et communautaires du pays (riches/pauvres, mais aussi Noirs ayant un sentiment d’insécurité vis-à-vis de la liberté et de ses avantages versus Blancs (sud-africains) qui cultivent un mélange plutôt toxique de ressentiment et de condescendance). Tout ceci est pour le moins déprimant. On voit encore et toujours à quel point l’animal humain est foncièrement, stupidement égoïste. Si la pauvreté générale des Noirs est un résultat direct de l’égoïsme des Blancs qui ne veulent pas partager les immenses richesses du pays – même pas les terres arrachées de force au temps de leur suprématie politique – cette pauvreté n’enseigne pas la générosité aux Noirs, qui sont prêts à tuer et piller, ou au moins (pour ceux qui appartiennent à des milieux moins brutalisés) à organiser des obstacles mesquins, parce qu’ils se sont mis dans la tête que « partager » une miette de ce qu’ils ont « gagné » de haute lutte est chose inenvisageable. On reste, pour la plupart d’entre nous, pareils à ces crocodiles qui se taillent des croupières au bord d’une mare qui s’assèche – sauf que nous nous taillons des croupières même quand notre mare ne s’assèche pas en fait. Les crocodiles valent mieux que nous.

Quoi qu’il en soit, il est loisible de dire que la violence xénophobe est le contrecoup d’une violence plus structurelle, celle de l’économie politique perverse de l’Afrique du Sud, qui génère des pathologies culturelles qui restent remarquablement sous-étudiées en tant que telles. L’université sud-africaine de rang international (occidental) scrute de nombreuses violences sociétales et sociales dérivées, mais pas vraiment ce grand malaise économico-culturel des plus complexe.

Marc.10.17.South_.and_.AfroPhobia

Nationalisme subsaharien

Pour en revenir à mes Nigérians et à leur colère, leurs sentiments ont dû être satisfaits par la réaction de nombreux gouvernements et personnalités africains qui ont aussi mal pris ce qui s’est passé en Afrique du Sud que leurs populations. Non seulement des artistes ont annoncé qu’ils boycottaient le pays (Burna Boy qui était tête d’affiche au Festival Afropunk de Johannesburg a annulé sa participation ; Tiwa Savage a décidé de ne plus se produire dans le pays), mais Air Tanzania a suspendu ses vols vers le pays (reflétant de façon étonnamment idoine le désir de mon coiffeur de voir les compagnies aériennes déserter les aéroports sud-africains), Madagascar et la Zambie ont déclaré ne plus vouloir envoyer leurs équipes de foot dans le pays, et le Nigeria a rappelé son ambassadeur et décidé de ne pas prendre part à un grand forum économique interafricain organisé au Cap. Cela indique de nouveau le fait intéressant que les Africains – gouvernements comme populations – acceptent plus ou moins que les Européens maltraitent des immigrés africains, mais pas que des Africains le fassent. L’idée de fond, c’est que l’Europe est un « pays » étranger et qu’il ne faut pas s’attendre à être bien reçu à l’étranger, nécessairement ; en revanche, l’Afrique est « notre pays » et on trouve scandaleux et inacceptable d’être traité de la sorte « chez nous ». Cette espèce de nationalisme subsaharien informel transcende donc à bien des égards le nationalisme formel qui attache les Africains à leurs États-nations individuels. Je suis en ce moment à Pékin, où je donne une série de cours sur la politique africaine à l’Université Chinoise de Science Politique et de Droit. Hier, j’ai donné un cours sur les relations Chine-Afrique que j’ai commencé par une comparaison entre les deux entités, et j’ai expliqué que « la Chine est un État unitaire avec des provinces, et l’Afrique est un ensemble de provinces sans État unitaire ». Je crois vraiment que c’est le fond de la question pour les Africains (subsahariens) vis-à-vis de l’Afrique du Sud : ce qu’ils leur reprochent, c’est de privilégier leur « provincialisme » par rapport au « nationalisme » subsaharien. J’étais à Dakar au moment de la Coupe d’Afrique des Nations, cet été. Le soir où l’Afrique du Sud a battu l’Égypte, je dînais dans un restaurant de plein air sur la Corniche et avais pu être témoin de la joie débordante des Sénégalais de voir des « Africains » donner une raclée aux « Arabes » ; un autre soir, j’étais au même endroit et l’Algérie était en train de battre je ne sais plus quelle équipe subsaharienne : calme total, en dehors d’un client maghrébin (peut-être algérien) entre deux âges, complètement éméché et qui, à chaque but des Algériens, se levait de son fauteuil pour faire des pas de danse d’ailleurs admirablement bien exécutés. Lors de la finale (Algérie-Sénégal), je me trouvais à Ouagadougou où le soutien à l’équipe du Sénégal était si complet que je déduisis du silence total qui suivit la fin du match (le foot n’étant pas ma tasse de thé, je ne l’ai pas suivi) que le Sénégal avait perdu (dans cet ordre d’idées, beaucoup de Subsahariens ont soutenu l’équipe de France lors de la dernière Coupe du Monde à cause de son quota relativement élevé de joueurs d’origine « africaine »).

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Ces perceptions et sentiments semblent d’ailleurs déborder les « frontières » physiques du sous-continent. Le collègue chinois qui m’a invité à donner ces cours, ici, me disait, hier, qu’il avait participé à une conférence à Bridgetown, en Barbade, en janvier dernier, et que ses collègues barbadiens s’enorgueillissaient d’être le « seul pays africain développé ».

 

Par R. IDRISSA

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