Journal de Covid (2)

Le Covid a servi de prétexte à une décision intéressante du président au Niger, la libération de son rival politique Amadou, en même temps que 1539 autres prisonniers. Les critères, pour bénéficier de ce « désengorgement » des prisons sont d’avoir une peine restante de moins de neuf mois, ou d’avoir plus de 70 ans. Les femmes, les mineurs, les personnes souffrant de maladies chroniques, sont aussi libérables de cette façon. Depuis quelques jours, la ville de Niamey est confinée (on ne peut ni y entrer, ni en sortir) parce que, croit-on savoir, elle serait seule touchée par le virus. On peut se demander, dans ces conditions, pourquoi libérer un prisonnier, comme Amadou, qui ne se trouve pas à Niamey. Quoi qu’il en soit, on peut être reconnaissant à celui qui a eu l’idée de cette mesure de désengorgement, qui aurait dû être prise même sans Covid et dont on voudrait qu’elle inspire d’autres pays de la région.

Malheureusement, le couvre-feu et ses violences policières continuent. Un vocable WhatsApp circule en langue songhay qui opine de façon colorée, mais aussi pathétique, que le « corolavirus » est plus supportable que ces violences nocturnes, que l’orateur met sur le même plan que les exactions de Boko Haram et du Mujao.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s